La Playstation 3 ? Un boulet !

•29 mai 2008 • Laisser un commentaire

C’est à l’occasion d’une conférence organisée par le Wall Street Journal, que le président de Sony Corporation, Howard Stinger, a glissé quelques rares et précieuses confidences au sujet de la Playstation 3. Selon ce dernier, le développement de la console a pesé très lourd sur les comptes de la société. La première année de commercialisation de la PS3 a également fragilisé tout le groupe jusqu’à un niveau qualifié de “catastrophique” par Stinger mais tout est entré dans l’ordre assure-t-il. Il en veut pour preuve la victoire que le géant de l’électronique a remporté face  à Toshiba dans la bataille du format disque Haute Définition pour ses dix prochaines années et le redressement mondial des ventes de Playstation 3 observé depuis le début de l’année 2008.

Stinger note également que la courbe d’expérience jouera pleinement dans la réalisation des jeux PS3. Sans doute fait-il référence aux titres multi-plateformes qui sont identiques à la 360, égratignant ainsi son statut de console la plus puissante du monde. Les jeux développés en interne qui seront sur le marché dès la rentrée septembre auront pour tâche de consolider cette image avant d’être suivis par les productions d’éditeurs-tiers tès encadrés par la nouvelle équipe menée par Kaz Hirai qui a succédé à celle de Ken Kutaragi.

 

Un changement de culture d’entreprise s’impose à Square Enix

•26 mai 2008 • Laisser un commentaire

Wada, le patron du puissant éditeur japonais avait préparé les esprits dans une interview accordée à Reuters la semaine dernière: “nous faisons face non seulement à une concurrence domestique mais aussi de celle provenant du monde entier”. Autrement dit, Square Enix ne peut plus se contenter de faire cavalier seul pour résister à un marché au dimension internationale dont les grands groupes tels que Vivendi-Activision deviennent des acteurs majeures au détriment des loups solitaires. C’est ce qui expliquerait les mauvais résultats de l’éditeur nippon qui à la lumière de son dernier exercice fiscal qui s’est clos le 31 mars 08, a vu ses ventes plonger de près de 10% au Japon. Même constat dans le reste du monde, Square Enix accuse un violent retour de marché aux USA (-45%) , En Asie (-41) et en Europe (-35%).

Par plates-formes de jeux, la répartition des ventes est quasi-similaire sur le front des portables (PSP, DS, Mobiles) tandis que les formats salon peinent à tirer les ventes, la Wii étant le principal moteur. Malgré un demi-million de souscripteurs à FFXI, l’activité online baisse de plus de 11%. Son exposition très faible sur le marché de l’arcade affecte tout de même l’éditeur qui voit ses revenus tirés de cette activité baisser de plus de 8%.

Plus que jamais Square Enix doit sortir rapidement de sa stratégie mono-produit (les RPG) en augmentant son budget Recherche & Développement et en considérant une fusion absorption avec un homologue étranger pour réaliser selon les souhaits du président Wada “80% de notre chiffre d’affaires à l’étranger.”

Coded Arms: Assault supprimé

•24 mai 2008 • Laisser un commentaire

codedAprès être sorti en catimini du catalogue prévisionnel de Konami il y a deux ans, puis très vite réinséré pour couper court aux rumeurs d’uneprobable suppression, la réalisation de Coded Arms: Assault est finalement officiellement arrêtée. L’éditeur ne donne aucune explication sur les raisons qui l’ont poussé à prendre cette décision aussi tardivement mais les méventes de l’originale commercialisé sur PSP et un environnement Playstation 3 difficile sont sûrement pour quelque chose.

Charts Japon: Performance très contrastée pour Sony

•25 avril 2008 • Laisser un commentaire

Pour la deuxième semaine consécutive, la Playstation 3 fleurte dangereusement la barre symbolique des 7000 exemplaires au Japon tandis que la PSP surperforme. C’est ce que révèle la dernière étude de marché réalisée par la société Media Create. Cette performance ambivalente inquiète les éditeurs qui sur le front des consoles de salon critiquent indirectement Sony pour sa mauvaise gestion de la transition de marché entre la PS2 et la PS3. C’est en effet sur une base solide d’un parc de deux millions de Playstation 3 dans l’archipel mais avec des perspectives sombres à court terme que Metal Gear Solid 4, le titre phare et hautement stratégique de Konami, sera lancé dans les prochaines semaines sur le sol nippon. Les récentes déclarations pleines de sous-entendues de Kojima témoignent d’une légère crispation. Habitué à évoluer dans un environnement commercial porteur, ce quatrième épisode dont le coût de production avoisine les quarante millions de dollars pourrait souffrir du faible intérêt manifesté par les joueurs nippons, séduits par la Wii. Square-Enix préfère se mettre en retrait et ne communique plus sur ses titres PS3 en développement alors que la 360, Wii, DSLite et PSP sont sevrés d’annonces officielles. Voici le classement:

  • PSP:               85 421 exemplaires
  • DSLite:            44 551 ex.
  • Wii:                 44 241 ex.
  • PS3:                 7438  ex.
  • PS2:                 6545  ex.
  • 360:                  1076  ex.

 

 

MGS4 au centre de toutes les interrogations

•29 novembre 2007 • Laisser un commentaire


En dépit de l’inflation galopante des coûts de développement des jeux pour cette génération de consoles et qui poussent de plus en plus d’éditeurs sur le chemin d’une politique multi-plateforme, certains d’entre eux comme Konami se paient le luxe de réaliser des exclusivités. C’est le cas de Metal Gear Solid 4, prochain titre majeur de la Playstation 3 qu’un responsable de Konami of America déclare à Reuters: “les fans devront s’acheter une PS3 pour pouvoir jouer à MGS4″, faisant taire sine die les précédentes rumeurs qui insistaient sur le caractère multi-format de cette franchise que Microsoft rêve d’arracher à Sony.

Cette fidélité est soumise à un objectif que Sony devra relever: créer les conditions favorables afin que l’épisode quatre atteignent dans les premiers jours de sa commercialisation le million d’exemplaires nécessaire à sa profitabilité. Autrement dit, le parc de Playstation 3 devrait, au sortir des fêtes de fin d’année, être suffisamment important pour que Sony puisse conserver cette franchise stratégique dans la conquête de nouveaux clients. En cas d’échec, il est évident que Konami reconsidérait la fidélité que l’éditeur nippon manifeste depuis 1995 aux consoles de Sony.

Le géant japonais conscient de la fuite des titres des éditeurs-tiers qui ont construit l’identité de la marque Playstation au profit de ses concurrents se repose désormais sur ses studios internes pour conserver un critère de différenciation qui pèse grandement dans la décisions d’achat: les exclusivités.

Prise de participation surprise

•27 novembre 2007 • Laisser un commentaire


Crise de liquidité oblige ou véritable révolution culturelle, le fonds Dubaï International Capital vient de rentrer dans le capital de Sony Corp. sans préciser ni la part sociale acquise ni le montant financier de cette opération (toutefois estimé à 3% soit 1,5 milliards d’euros). Le géant japonais se déclare “réjouit” de cet investissement qui lui apporterait de l’argent frais alors que jusqu’ici, Sony s’est employé à faire la chasse aux coûts (licenciements…), vendre ses participations et réorganiser ses divisions (jeux vidéo principalement) pour en améliorer l’efficacité.

D’ordinaire protectionniste, le capital des sociétés japonaises côtées en bourse est rarement ouvert aux entreprises étrangères mais la situation économique délicate de Sony qui traverse de fortes turbulences financières en raison de la faible pénétration de la Playstation 3 sur les marchés internationaux qui grève les maigres bénéfices réalisées par les autres filiales du groupe japonais.

Les fêtes de Noël déterminantes pour Sony s’annoncent d’ores et déjà encouragentes si l’on en croit le communiqué officiel publié dernièrement qui faisait état d’une hausse de 300% des ventes de consoles Sony sur le territoire nord-américain.

Opération séduction de Sony Computer

•19 novembre 2007 • Laisser un commentaire

Fraîchement intronisé responsable de la toute puissante Sony Computer, Kaiz Hirai avait annoncé lors du TGS de septembre dernier la ferme volonté de se rapprocher de la communauté des développeurs qu’une politique autiste menée par son prédécesseur avait fini d’écarter du processus de fabrication de la Playstation. Un audit est en effet régulièrement effectué par les constructeurs afin d’évaluer leur besoin.

Sous l’ère Ken Kutaragi, la réalisation de la Playstation 2 s’est faite dans des conditions nouvelles qui avaient à l’époque froissé les studios de développement séduit par le succès planétaire de la PSone. Ainsi début 2000, le célèbre studio de création Oddworld Inhabitants (la franchise Abe) avait claqué la porte critiquant l’attitude hautaine de Sony Computer qui faisait fi des desiderata de leur doléances (mémoire insuffisante de la PS2). Avec la Playstation 3, les mêmes critiques se sont exacerbées notamment avec les premiers kits de développement livrés sans notices explicatives ou dans le meilleur des cas accompagnés d’une feuille écrite en… Japonais !

Première concrétisation de cette opération de séduction, la baisse du prix des kits de développement qui en plus d’un prix compétitif (7500 €) intègrent des innovations matérielles et logicielles pour faciliter la programmation des jeux mais aussi un encadrement pour les aider à traiter efficacement les bugs.

Traité en amont l’absence de jeux spécifiquement développés pour la Playstation 3 (sevré de portage provenant de la 360) dynamisera le catalogue de jeux de la console de Sony, autrefois dominés en majorité par des exclusivités qui ont fait le succès des précédents modèles.

CELL: Désengagement progressif de Sony

•7 novembre 2007 • Laisser un commentaire


Le géant japonais vient d’exprimer le souhait de ne pas participer aux recherches visant à rendre de plus en plus efficiente la production de la puce CELL que Sony a mise au point avec ses partenaires industriels Toshiba et IBM et qui équipe actuellement la console Playstation 3. Cette décision n’est pas une surprise puisqu’elle fait suite à la récente vente des unités de production de Sony à Toshiba des puces CELL et RSX qui sera effective en mars prochain.

Selon les analystes le fait d’externaliser la production de puces prive Sony d’un avantage concurrentiel qui a fait le succès de sa politique de prix de la Playstation 2. Co-auteure du GS et de l’EE avec son allié Toshiba, la fabrication interne de puce permettait jusque-là au géant de l’électronique d’être maître du plus gros coût de fabrication d’une console de jeux, la production des puces graphiques à la différence de ses compétiteurs qui préfèrent déléguer entièrement cette activité très gourmande financièrement aux puissants IBM, AMD ou Intel.

La rigidité à la baisse de prix de la console Playstation 3 sera par conséquent équivalente à celle de Nintendo et Microsoft. Sony signe ainsi sa volonté de ne plus s’engager dans une guerre des prix qui ruine la profitabilité du secteur des jeux vidéo.

Square Enix s’internationalise

•23 septembre 2007 • Laisser un commentaire


L’éditeur Square Enix est à la peine. Selon un article du Financial Times, la contraction de la demande au Japon pousse le japonais à rechercher des relais de croissance à l’international afin d’augmenter ses ventes de 50% pour les trois prochaines années. Ce dernier recherche des partenaires nord-américains et européens pour lui faciliter la pénétration de ces marchés en forte croissance.

L’éditeur nippon cherche en effet à éviter l’effet de ciseaux qui se profile à moyen terme (atonie du marché domestique couplé à l’investissement croissant destiné à la réalisation de ses jeux) dont la conséquence serait l’étranglement financier. Malgré des accords passés avec le puissant Electronic Arts et Sony Computer dans l’édition et la distribution de ses titres, l’éditeur japonais n’a jamais véritablement percé sur les marchés occidentaux en dehors de sa célèbre franchise, Final Fantasy. La barrière culturelle entre le savoir-faire de l’éditeur et les attentes des joueurs occidentaux restent encore une énigme pour lui.

La création de contenu localisée qui pourrait aboutir à l’émergence d’une gamme de jeux aussi vendeur que la série FF aiderait l’éditeur à s’implanter durablement en Europe et aux Etats-Unis, tout en s’assurant la maîtrise de l’édition et de la distribution de ses titres, activitées très rémunératrices.

Square Enix consolide l’influence de Sony

•31 août 2007 • Laisser un commentaire


L’éditeur Square Enix a réussi à réduire l’influence de Sony grâce à l’éclatement de son capital social. C’est après le fiasco financier du film Final Fantasy que Sony est venu à la rescousse de l’éditeur en rachetant 20% de son capital. En injectant des liquidités, Sony a évité à son plus fidèle allié la faillite financière.

Malgré l’aspect bénéfique de cette sortie de crise, Square ne voyait pas d’un bon oeil l’influence du constructeur nippon grandir. Le risque d’ingérence dans sa stratégie industrielle a en effet été pointée du doigt par les actionnaires minoritaires. Le récent mariage avec son ennemi de toujours, Enix, a permis à Square de diluer les parts sociales de Sony et de facto son droit de regard dans les affaires internes de l’éditeur nippon. L’accélération du rapprochement entre l’éditeur et Nintendo ainsi que le portage de Final Fantasy XI sur Xbox 360 atteste de cette liberté de décision retrouvée.

Par le jeu de rapprochement entre actionnaires minoritaires et de rachat d’actions, Square Enix a présenté une composition de son capital social bien plus équilibrée que par le passé. Bien que troisième investisseur derrière la holding familiale, Sony ne détient plus qu’un petit 8%. Voici les quatre principaux détenteurs du capital de SE:

  • Yasuhiro Fukushima : 21,29%
  • Fukushima Planning Co. Ltd : 8,80%
  • Sony Computer Ent. : 8,58%
  • Masashi Miyamoto : 7,10%